mardi 26 novembre 2013

La dépression.

La dépression.

La dépression. C'est un mot violent, et une sensation toute aussi violente qui frappe beaucoup d'entre nous et nous fait peur. On ne sait pas s'il elle s'arrête, on ne sait pas comment s'en sortir. On a peur d'elle et elle nous mange.
Ça commence parfois par une grosse déception. Le monde va bien, on fait quelque chose qui nous plaît, on est en couple, on a de amis, bref, une vie plaisante. Et la dépression arrive pour remplacer l'un de ces soutien que l'on perd. Son compagnon, ou bien son métier. Moi j'ai perdu la bijouterie. Promise à deux année de plus, j'y allais en me projetant dans cet avenir, et il s'est coupé devant moi. Net, un midi.
Au début j 'ai été abasourdie. J'y croyais pas plus que ça. J'ai bu une bouteille de vin entre midi et deux avec une amie pour « fêter » cette aberration. Après, je suis allée voir mes professeurs coupable en sentant la piquette. J'ai réalisé que c'était vrai. Alors j'ai vécu au moment présent, en faisant un peu n'importe quoi sur ma fin d'année scolaire. Sécher les cours, rigoler avec mes potes. Haïr le lycée. Jusque là, en fait tout allait bien.
Après, les vacances sont arrivées. J'ai fait un peu trop n'importe quoi pour un peu trop m'amuser. Drogues, alcool, tromperies...
Je devais habiter avec mon ami l'année qui suivait, en septembre. Il est venu mais je ne me levais non plus le matin. Et il ne se levais pas pour aller bosser. Parce qu'il n'y avait pas de boulot là où on était.
Ça a commencé comme ça. On se dit que c'est le pied, grâce mat' tous les matins avec son homme. Mais ça devient un enfer. C'est « pourquoi je me lève ? » Pour rien faire. « Pourquoi je me couche ? » les insomnies arrivent alors... On dort tout le temps. Fatigue physique. Fatigue moral. Plus de courage. Les courses et l'achat de clopes sont l'ultime sortie. On a acheté un chat pour nous distraire. Mais même lui j'ai commencé à le détester, et lui à déprimer. Il voulait sortir, mais on avait un 50m² au deuxième étage. Il nous a ruiner l'appart, et plusieurs fois je le jetais à travers l'appartement. Notre vie se résumait à la console, l'ordinateur, le canapé. J'avais des systites à répétitions, il savait que je l'avais trompé, on étais mal, on s’engueulait.
Et puis un soir, j'ai gueulé après le chat, j'ai failli le tuer. Je suis passée en cinq minutes de l'irritabilité à la colère furieuse, puis une tristesse infinie car je ne voulais plus de chat mais mon toutou d'avant, puis au rire de folie nerveuse. Je suis alors sortie. J'ai appelée ma mère. Je lui ai dit que je voulais arrêter tout ça. Je ne me souviens plus du détail, mais ça à durer presque six moi je dirais.
J'ai alors demandé à mon ami de rentrer chez lui. Je l'ai quitté. Et je suis retournée au berceau, chez maman. Retour à la case départ.

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