mardi 26 novembre 2013

La découverte de la médecine chinoise.

 La découverte de la médecine chinoise.

Lorsque je suis retournée chez ma mère en Alsace après ma dépression, c'était en 2009.
A ce moment pour me soigner, j'ai essayé de voir une psy. Rien n'y a fait, je l'ai embobinée, elle ne faisait qu'écouter ce que je voulais lui raconter.
Je me suis essayer à la fabrique de bijoux. J'en ai vendu quelques uns. Puis je suis allée voir un Naturopathe. J'en avais pas du tout envie. Avec la dépression, et le côté un peu bipolaire, je ne voyais en lui que quelqu'un qui voudrait percer mon bouclier. Ce qu'il a fait. Quatre aiguilles, j'ai pleuré.
Il m'a alors proposé de rentrer dans son école de médecine chinoise. Aller d'abord voir en quoi cela consistait. Mais rencontrer du monde sans connaître, sans repères, je n'étais pas prête. Et pourtant, en septembre, je suis rentrée en première année. Blindée de boucliers.
La médecine chinoise, au début, je trouvais ça rigolo. Le yin, le Yang. Les méridiens. C'est facile. Le massage, c'est sympa. Mais ça s'est vite compliqué avec les connaissances du corps à apprendre. Muscles, os, articulations, vertèbres, points d'acupressure, méthodes d’acupuncture, méthode de massages, vents, chaleurs, froids, symptômes, plantes, alimentation, nuit, jour et pluie... La vision de l'homme et du monde se métamorphose petit à petit. On analyse la vie en Yang et en Yin. On analyse l'homme et la maladie en diagnostic asiatique. On cherche, on trouve, ce que l'autre à, ce que l'on a. On devient hypocondriaque pour la curiosité. On se fait happer par la passion.
J'y suis entrée pour avoir des petites connaissances en plus du chamanisme et du magnétisme. Je suis en troisième année, et j'adore réussir un soin à l'aide aussi de cet outil.
Cependant, si demain je rate mon examen, peut-être que je le vivrai tout aussi bien...

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