La
découverte de la médecine chinoise.
A ce moment pour me soigner,
j'ai essayé de voir une psy. Rien n'y a fait, je l'ai embobinée,
elle ne faisait qu'écouter ce que je voulais lui raconter.
Je me suis essayer à la
fabrique de bijoux. J'en ai vendu quelques uns. Puis je suis allée
voir un Naturopathe. J'en avais pas du tout envie. Avec la
dépression, et le côté un peu bipolaire, je ne voyais en lui que
quelqu'un qui voudrait percer mon bouclier. Ce qu'il a fait. Quatre
aiguilles, j'ai pleuré.
Il m'a alors proposé de
rentrer dans son école de médecine chinoise. Aller d'abord voir en
quoi cela consistait. Mais rencontrer du monde sans connaître, sans
repères, je n'étais pas prête. Et pourtant, en septembre, je suis
rentrée en première année. Blindée de boucliers.
La médecine chinoise, au
début, je trouvais ça rigolo. Le yin, le Yang. Les méridiens.
C'est facile. Le massage, c'est sympa. Mais ça s'est vite compliqué
avec les connaissances du corps à apprendre. Muscles, os,
articulations, vertèbres, points d'acupressure, méthodes
d’acupuncture, méthode de massages, vents, chaleurs, froids,
symptômes, plantes, alimentation, nuit, jour et pluie... La vision
de l'homme et du monde se métamorphose petit à petit. On analyse la
vie en Yang et en Yin. On analyse l'homme et la maladie en diagnostic
asiatique. On cherche, on trouve, ce que l'autre à, ce que l'on a.
On devient hypocondriaque pour la curiosité. On se fait happer par
la passion.
J'y suis entrée pour avoir
des petites connaissances en plus du chamanisme et du magnétisme. Je
suis en troisième année, et j'adore réussir un soin à l'aide
aussi de cet outil.
Cependant, si demain je rate
mon examen, peut-être que je le vivrai tout aussi bien...
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