mardi 26 novembre 2013

On a tous lu... Le dernier jour d'un condamné.

On a tous lu...

Le dernier jour d'un condamné.
L'histoire est raconté par un condamné a mort dont on ne connaît pas le nom. Il parle en premier lieu pour lui-même puis s'adresse à la société de son état moral, physique, psychologique et émotionnel lorsqu'il est dans sa cellule afin d'informer et révolter le peuple et la société de la peine de mort. Ce récit sous forme de journal intime est raconté la veille de son exécution.
La première phrase du roman est : "condamné à mort!"
On se demande alors dans un premier temps: qui? pourquoi?
C'est « je ». « Je » est projeté dans le moment présent, se met à la place du condamné et vit son récit avec lui, au même moment, et le rend plus vivant.

On remarque que sa peur, sa frayeur et son désespoir sont de plus en plus grands. En effet, au début du roman, il se sent seul, désespéré et souffre physiquement. Dans le dernier chapitre, son esprit est obsédé par la prise de conscience de la mort. Le désespoir est croissant.
La fin du roman correspond à ce que j'attendais.
Dans le côté émotionnel du narrateur qui cède seul à sa propre panique, qui devient cynique.
Et dans les faits par le fait qu'on ne connaît rien de l'exécution, laissant sa plume sur le papier jusqu'à ce qu'on vienne le chercher.

D'un point de vue de Hugo, qui était contre la peine de mort, je pense que son but était de sensibiliser le lecteur face à la peine de mort. Son argumentation contre cette condamnation ne devait relater aucun fait nuisant au condamné. Imaginons qu'il ait commis un meurtre, un viol, une torture ou un crime quelconque qui eût été relaté, certains lecteurs auraient à cette époque, pu juger sa condamnation comme juste. En laissant ce point en suspens, il atteint uniquement la sensibilité du lecteur face à la peur de la mort.

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