Un
déménagement.
J'ai écouté
plusieurs histoires d'enfants ou de personnes qui ont déménagé
dans leur jeunesse. Certains, sans que le trauma soit important, s'en
souviennent à jamais. Certains ne veulent plus jamais bouger de chez
eux. D'autres, ne s'arrêtent plus jamais de bouger. Positif ou
négatif, le déménagement, ça marque.
Parce qu'on perd
ses repères, ses premiers repères. Son cocon. Il n'existe plus que
les liens entre parents et enfants comme repères. C'est un grand
vertige. Nous perdons nos amis. Notre chambre, lieu de repos, de
sécurité.
J'ai déménagé
plusieurs fois dans la même ville avant de partir à mes 8 ans
habiter quelques mois chez ma grand-mère.
Et là, ce fut le
choc.
L'autre école,
les autres élèves, les autres villages, les autres chaises, tables,
maîtresses, habitudes....
Je n'ai pas pu me
faire d'amis. Tous me connaissaient car connaissaient ma famille.
Tous se connaissaient, entre eux. J'avais peur. J'étais terrorisée.
Et les surnoms sont apparus. L'enfer de l'école commençait. Et la
colère, et la rancoeur. Des années.
Heureusement,
j'avais ma grand-mère, et ma famille paternelle...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire